You Freud, Me Jane - The Art of Being Undressed

Les nancéens proposent un disque sensuel et sexuel nous séduisant avec son noise rock mélodique.

  • Label : Les Disques du Hangar 221 / Atypeek Music

  • Sortie : 2019

  • Genre : Noise Rock

Lors de ma première écoute de The Art of Being Undressed, le deuxième disque des nancéens You Freud, Me Jane,j'ai subitement dressé l'oreille. Je connaissais cette voix ! On ne me la fait pas à moi ! C'est celle de Florent Marcuola, l'ex-chanteur/guitariste de Aghostino, groupe qui m'avait séduit avec son 6 titres il y a 13 ans de ça. Quelque part, je suis content de voir qu'il continue la musique d'autant plus que nous restons dans un registre musical assez proche.

Mais je ne m'amuserai pas à comparer les deux groupes puisque ce sont deux formations différentes qui s'inspirent de choses communes mais qui les traitent chacune à leur manière. Mais, ça me fait plaisir d'entendre à nouveau cette voix qui capte toute l'essence de la scène noise française.

Si je comprends bien, The Art of Being Undressed est un disque concept dans lequel le groupe invite une voix féminine afin d'interpréter la Jane du nom du groupe, comme l'artiste alsacienne Lily Jung qui sublime le dernier morceau du disque, "Tongue". Vu que le groupe n'explique pas vraiment son intention sur son disque, il est sujet à interprétation grâce aux jolies photos qui ornent le disque, l'extrait de Le Retour de Lilth de Joumana Haddad - journaliste et écrivaine féministe libanaise - et l'ambiance singulière qu'apporte ces voix. C'est un disque que je capte comme résolument féministe sans que les trois musiciens se dressent comme des chevaliers blancs de la cause.

Musicalement, nous avons le droit à du noise rock très mélodique qui joue énormément sur la répétition de la rythmique avec des changements de formule en cours en route, petit à petit, prenant son temps de bien faire les choses. Il y a clairement une analogie sexuelle tellement You Freud, Me Jane propose des morceaux sensuels - mais, avec un tel nom comment aurait-il pu en être autrement ? Parfois doux, parfois violents, parfois romantique, parfois direct, parfois romantique, parfois kinky... Les nancéens ont plus d'un tour dans leur sac. Ce qui est certain c'est que ce disque propose des morceaux somptueux ("Those Sixty Words Outright") et, finalement, ce n'est pas le fait d'entendre à nouveau cette voix qui me fait le plus plaisir, mais d'avoir découvert un nouveau groupe fétiche.

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