Javva - Balance of Decay

Balance of Decay est clairement l'album cool de l'année mais, surtout, une véritable surprise.

  • Label : Antena Krzyku

  • Sortie : 2019

  • Genre : Afrobeat / Noise Rock

J'ai des ami•e•s de réseaux sociaux tout à fait remarquables qui n'hésitent pas à partager leurs découvertes culturelles sur ces plateformes, cela permet de nourrir ma curiosité et de découvrir plein de nouvelles choses. C'est ainsi que j'ai découvert le groupe polonais Javva après que Thierry de Noise'R Us l'ait partagé sur Facebook avec une petite note qui donnait envie de prêter une oreille.

Clairement, je ne m'attendais pas à tomber sur de l'afrobeat, et j'ai été quelque peu décontenancé à l'écoute du premier single "Kua Fu" mais il s'est passé quelque chose et j'ai eu l'envie de réécouter le titre à tel point que j'ai attendu ce premier LP, Balance of Decay avec impatience. Je n'ai franchement pas été déçu.

Le quatuor polonais s'est formé sur l'initiative du batteur Bartek Kapsa qui a officié dans l'excellent groupe noise rock Something Like Elvis. Monté avec 3 autres musiciens qui ont joué dans des groupes que je ne connais bien, Javva s'avère avoir comme point commun avec le premier groupe de son fondateur cette envie d'offrir un melting-pot musical, pur mélange de genre, entre afrobeat, math rock, noise rock et pop ; alternant les ambiances parfois même plusieurs fois au sein d'un même morceau. Ce que j'apprécie d'autant plus c'est que Javva propose des arrangements complexes sur des compositions qui paraissent pleine de simplicité et sur des mélodies accrocheuses.

Il y a une énergie live qui se dégage de ce disque, quelque chose qui te prend aux tripes te donnant envie de te dandiner sur les rythmiques afro en sirotant ta pinte - ou tout autre boisson. La production met bien en avant chaque instrument pointant ainsi la richesse des compositions du quatuor polonais, tout ce qu'il faut pour passer du bon temps.

Parce que, oui, la musique de Javva est lumineuse, à la fois légères et dansantes mais qui laisse souvent la place à des parties plus graves ("Erebus"). En tout cas, cela fait un joli contraste avec les paroles plus acerbes, véritables critiques de notre société - chantée par une voix qui a parfois des relents de Eric Paul (Arab On Radar) notamment sur "Bangau" - avec souvent un point de vue dans lequel je me reconnais bien.

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