Top 2018 des albums

10//

It It Anita

Laurent

Je me rappelle encore découvrir le disque en cuisinant, remuant ma crème pâtissière au rythme de "Denial" puis de "User Guide", et ainsi de suite. Jusqu'à la fin du disque, j'ai été emporté par l'efficacité de ce disque.
It It Anita ne prend pas les chemins les plus faciles mais arrive pourtant être aussi prenant. En tout cas, selon mes critères, "Say No" est le tube de l'année.

9//

Turnstile

Time & Space

Time & Space est le disque que j'ai le plus écouté cette année. Cela ne fait aucun doute. Il faut dire qu'il est très court et qu'il se consomme sans problème à n'importe quelle occasion. Il est surtout d'une efficacité rare enchaînant tube sur tube sans jamais se répéter. Il y a des morceaux entêtants à l'instar du clavier sur "High Pressure". C'est un disque qui fout la patate autant qu'il donne envie de danser sur place. J'adore.

8//

Super Unison

Stella

Cette année, il y a une vague de groupes mélangeant les genres et les époques sans audaces ni révolution, simplement pour faire la musique qui leur plaisent en tout simplicité. Gouge Away et Drug Church font partis de ceux-là, ainsi que Super Unison qui arrive dans ce classement en proposant un disque d'emo façon fin des années 90 et début 2000 tout en agrémentant de touches noise rock par-ci par-là. Chaque morceau est une petite pépite musicale portée par une voix féminine hurlante ses paroles (très intéressantes) et une rythmique efficace. Toute cette énergie a été enregistrée par Steve Albini qui capte très bien la décharge émotionnelle qui dégage de la musique du trio.

7//

The Armed

Only Love

The Armed nous sort un disque qui sonne comme complètement fou aux premières écoutes. Toujours, le synthé en avant, le groupe enchaîne les morceaux consciemment bordéliques jusqu'à la frontière entre l'audible et l'inaudible. Le disque est bourré d'effets dans tous les sens - à se demander si les morceaux peuvent exister ailleurs qu'en studio - et bénéficie ainsi d'une production sans faille arrivant à capter chaque instrument malgré le bordel ambiant. Cet amour du bruit est à la fois beau et puissant.

6//

Cult Leader

A Patient Man

Cult Leader nous offre peut-être bien la plus belle pochette de l'année en plus d'un disque d'une richesse folle. Sous ses airs de disque de death metal bourrin, il y a une tonne de nuance dans les riffs qui viennent à donner du relief à l'ensemble. Tantôt frontal, tantôt sophistiqué, tantôt violent, tantôt mélodique, le disque varie les plaisirs tout en offrant un voyage musical cohérent. Et puis, les balades "To: Aclys" et "A Patient Man" sont deux morceaux ultimes berçant d'une bien belle manière nos oreilles.

5//

Heads.

Collider

J'attendais le disque de Heads. avec une certaine impatience mais ce n'est pas un disque de shoegazing massif que j'attendais. Le groupe allemand va là où on l'attendait le moins proposant des morceaux mélancoliques d'une beauté rare. Il y a de grands moments sur le disque et d'autres très grands. Et puis, le groupe arrive à capter le silence comme personne immergeant encore plus l'auditeur dans l'ambiance du disque. C'est une réussite sans faille.

4//

KEN mode

Loved

KEN mode conjugue l'amour au passé, pourtant le courant entre lui et moi est toujours bien présent. Certes, il dévoile ici sa face la plus sombre, d'une violence et d'un agressivité qui mettent mal à l'aise mais c'est clairement la force de ce disque. Ainsi que le dernier morceau, véritable bombe à retardement qui explose avant les 8 minutes du compteur. Avec seulement 9 morceaux, il rappelle qu'il est l'un des groupes les plus intéressants de cette vague de noise rock.

3//

Beak>

>>>


Sans aucune surprise - en tout cas pour celles et ceux qui suivent le blog depuis des années, le dernier opus de Beak> figure dans mon top de fin d'année. Pourtant, le groupe a quelque peu évolué offrant quelque chose de moins froid que sur les deux précédents disques mais les morceaux sont toujours aussi intéressants et accrocheurs. Cela reste un trip sonore des plus appréciables d'une maîtrise sans faille.

2//

Big Ups

Two Part Together


J'aime de plus en plus les disques de noise rock sophistiqué. Bien que dans le cas du deuxième (?) disque de Big Ups nous avons le droit à une succession de moments simplement efficaces mais qui sont mélangés et unis avec classe. Ainsi s'enchaîne de manière inattendue des parties très calmes et d'autres très énervées de manière très naturelle. Le disque est une folie non contenue et non conforme à ce genre musical, presque Lynchien par moments.

1//

Sumac

Love In Shadow


S'il y a bien un disque que je n'aurais jamais imaginé rentrer dans mon classement de disques préférés de l'année, c'est bien un comme la dernière œuvre de Sumac. Le post-metal sludgy n'est pas franchement ce que je préfère écouter mais la dernière œuvre de Sumac (ex-Isis, ex-Botch, Old Man Gloom, Russian Circles, Baptists) est une expérience assez incroyable. Chaque morceau de plus de 10 minutes chacun est un mini-album complet nous faisant voyager dans plusieurs univers musicaux. La puissance côtoie la douceur, la violence laisse place à la douceur et inversement, la beauté s'entremêle avec la froideur. J'ai rarement pris une telle claque avec un disque du genre.

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