Throat - Manhole

"Ah super !", me dis-je en mettant le disque de Throat sur la platine. "Encore du noise rock ! Y en a marre, c'est toujours la même chose." Le disque commence. Grésillement léger du diamant sur la surface du vinyle. Un coup de caisse claire. Riff entrain typique du genre. Je ronchonne : "voilà...". Au bout de 17 secondes je ferme ma gueule mon clapet. Voilà, malgré le côté répétitif du genre. Ça marche toujours sur moi. Je suis un fils de la noise. Je ne pourrai jamais m'en séparer. Et puis si c'est pour écouter des disques aussi jouissifs que Manhole, pourquoi s'en priver ?

C'est un peu toute ma vie musicale étalée sur un disque : mélodique, voix rauque d'un chanteur possédé, complètement punk dans l'âme, larsens de guitares, gros son, batterie qui claque, basse gonflée à bloc... L'album est composé de neuf morceaux tous bien distinctifs et rudement efficaces. Que ça soit le tonitruant "Katoye", le torturé (très fin des 90's) "Holey" ou encore le très rock "Soft White Walls".

Et puis, entre nous,est-ce qu'un groupe qui met en photo de groupe une d'eux en slip blanc exhibant fièrement leur paquet peut être foncièrement un mauvais groupe ? Je ne crois pas.

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