Noisem - Blossoming Decay

Je ne vais pas aller par quatre chemins : Blossoming Decay de Noisem est le disque le plus jouissif que j'ai pu écouter depuis ce début 2015. Dès les premières notes - qui arrivent après une bonne quinzaine de larsens discrets, l'énergie qui en dégage m'empare me procurant un plaisir intense. Il me donne une envie non-dissimulée de lever le bras droit en l'air en faisant le signe du diable avec les doigts tout en repoussant le pit avec l'autre et en headbangang comme un taré. En plus, pour ne pas gâcher ma joie, Noisem a une énergie intarissable. Les morceaux s'enchaînent en rajoutant continuellement une couche à ce plaisir bruitiste.

Le groupe de Baltimore fait du thrash. Il abuse fièrement de tous les gimmicks du genre : les blasts, les mosh-parts, la voix crachant le texte, les chants qui s'alternent, les cut et les reprises de folie. Il y a même un côté guitar hero avec des solos ultra rapides et décomplexées. En plus, la production de Kevin Bernsten est sans faille laissant chaque instrument convenablement à sa place mais perceptible.

Je ne te cacherai pas que je suis fan du genre (t'ai-je déjà parlé de mon amour incommensurable pour Graf Orlock ?) pourtant, il est plutôt propice à basculer dans le cliché ou à proposer des morceaux qui se ressemblent les uns les autres faisant d'un LP un disque pouvant paraître trop long. Noisem évite ces deux pièges. Chaque titre possède sa personnalité et son empreinte qui le rend reconnaissable immédiatement. Et puis, chaque morceau semble sortir naturellement. Du coup, c'est tellement bien foutu que je n'hésite jamais à réécouter Blossoming Decay.