Malaïse - Malaïse

Je ne sais plus où est-ce que j'ai lu ça mais, il paraît, lorsque tu écris la critique d'un disque, si tu l'as beaucoup aimé, tu finis par citer tous les titres qui le composent. Alors : "To Catch A Thief", "City Lights", "Cant", "Liars!", "Lovesick", "Colors", "Modern Colonies" et "Men of Nothing". Comme ça tu es prêt psychologiquement au fleuve de compliments que j'ai à faire sur l'album éponyme de Malaïse.

À son début, Malaïse est un duo lyonnais composé de Ciara au chant et à la basse et Olivier Michel (Death To Pigs) derrière les fûts. Ils sont vite rejoints à la guitare par la chèvre d'Austrasie, Julien Louvet, musicien aux multiples facettes comme dans son projet solo The Austrasian Goat ou lorsqu'il joue dans Death To Pigs. Ne serait-ce que son nom devrait te pousser à prêter une oreille à Malaïse. Si si, je t'assure.

Bien sûr, comme tout bon groupe, il s'agit d'un travail d'équipe. Les compositions sont rudement bien faites reprenant le meilleur du post-punk - on pensera fortement à Cocteau Twins ou à Christian's Death - avec une voix féminine jouant du trémolo très brut et s'envolant régulièrement. Et puis, le trio fait vraiment ressortir le côté punk du genre osant une prod plus "agressive" notamment avec une batterie moins synthétique que le style impose ainsi qu'avec des cymbales bien claquantes. Enfin, la guitare, plus en retrait, enchaîne des riffs de qualité avec précision et, surtout, avec goût.

L'album s'écoute sans relâche et, je dois l'avouer, m'a bien accompagné ces derniers jours - surtout que sa durée équivaut à celle du trajet quotidien en RER certainement un autre signe de perfection - et risque de m'accompagner encore un bon moment.

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