Birds In Row - YouMe And The Violence

Chaque fois que j'ai vu Birds In Row en concert, je fus très déçu. Non pas que ça joue mal ou qu'ils ne mettent pas l'énergie nécessaire. Au contraire ! Mais, voilà, la musique du groupe de Laval s'écoute et s'apprécie fort. Très fort. Et, malheureusement, ils n'ont jamais eu le son acceptable pour mettre en valeur leurs compositions.

Birds In Row, je les ai découverts grâce à leur EP Cottbus mis en ligne par leur ancien label, Throatruiner Record. De très bons morceaux, super efficaces. Le groupe devint alors pour nous l'équivalent de cartes Pokemon pour les gosses. Un truc qu'on s’échangeait en disant "tu verras, c'est pas mal !" et en attendant en échange quelque chose de tout aussi divertissant. Sauf que maintenant, la carte Pokemon a pris de la valeur. D'abord parce qu'ils ont signé sur Deathwish Inc, le label de Jacob Bannon, chanteur de Converge. Aussi, et surtout, parce qu'ils signent là un album puissant et rudement bien conçu qui figure dans les incontournables de 2012. Les morceaux s'enchaînent et, tout du long, le groupe propose des choses intéressantes puisant leurs influences par-ci par-là. Mais sans oublier de se les approprier.

Dès les premières notes de "Pilori", on comprend que cela va être sérieux, violent et intense. Et on se laisse emporter par l'efficacité de chaque morceau. Les moshparts s'arrêtent toujours au bon moment. Les envolées de guitares arrivent quand il faut. Ils arrivent même à être plus calme, touchants sur "Last Last Chance" et "Lovers Have Their Say" et ses 13 minutes nous rappelant la grande époque de A Day In Black And White. Et puis, il y a la voix, hurlante  jusqu'à ses limites et pourtant tellement chargée d'émotions.

Birds In Row maîtrise ses compositions. Nous donnant envie de lever les bras sur le très mélo "Cages", de reprendre les paroles en chœurs "You, Me And The Violence" de ou de chanter à tue-tête sur les sing-a-long de "Walter Freeman". Mais voilà, comme je l'écrivais ci-dessus, sur scène, le groupe ne bénéficie pas du son qu'Amaury Sauvé et Sylvain Biguet ont donné aux morceaux de ce You, Me And The Violence. Et c'est fort dommage !