Beak> - Mono / Kenn

Je suis en train de chroniquer mon 7" préféré de 2012. Du coup, je te préviens à l'avance, il va y avoir beaucoup de superlatifs élogieux dans la review qui suit. Je t'invite du coup à écouter les deux morceaux ci-dessous puis à lire la suite de la chronique.

C'est bon ? C'est fait ?! Toi aussi tu as pris ta claque en aussi peu de temps ? On peut commencer alors !

Depuis le début, on peut décrire Beak> comme 3 mecs qui posent leurs couilles sur la table et toi, tu es admiratif devant tout en cachant la misère qui est entre tes jambes. Et, le pire, c'est que t'en redemandes.

Ce que je trouve dingue c'est que même avec un titre comme "Mono" - qui est assez loin de ce que nous avait proposé le groupe jusque-là - puisse avoir le même impact que les morceaux de >>.L'ambiance est clairement différente même si musicalement on reconnait la patte du trio de Bristol. On a du mal à reconnaître la voix de Geoff Barrow mais sur ce titre, il a une voix douce, charnelle et rassurante. Les claviers de Matt Williams sont entraînants et hypnotiques à la fois. Et puis  chaque note de la basse de Billy Fuller semble rebondir sur la précédente. Le tout donnant un morceau guilleret. Oui ! Il n'y a pas d'autres termes... "Mono" est un morceau guilleret.

"Kenn" est un peu l'antagoniste: très  sombre, on retrouve l'ambiance du dernier LP du groupe. La boucle répétitive et envoûtante avec ce son de basse d'une gravité et pesanteur presque inquiétante. Et puis tout d'un coup, le morceau semble se rembobiner pour nous ressortir la même boucle. Un pur moment de génie musical. Mais, le trio arrive à renfoncer le clou de l'excellence avec cette fin de morceau hypnotique que ni Can ni Neu! n'aurait renié.

En somme, ce 7" est un pur chef d'oeuvre d'une puissance et d'une perfection rarement égalée. Beak> peut continuer à m'exposer son appareil génital de la sorte. Moi, je demanderai un siège et quelque chose à siroter, mais je ne voudrais alors pas en rater une miette.